Cette bibliographie critique prend le relais de la bibliographie préparée par Lori Saint-Martin (Lectures contemporaines de Gabrielle Roy, Boréal, 1998), qui recensait les publications savantes sur l'oeuvre de Gabrielle Roy parues jusqu'en 1997. Nous reproduisons également les notices parus dans le livre de Lori Saint-Martin, que nous remercions d'avoir accepté de collaborer à ce projet. La reproduction des références commentées parues dans son livre de 1997 s'ajoute au relevé que nous proposons ici des travaux parus depuis 1998.

Lecture et réécriture: le jeu de la critique

Marcotte, Sophie. 2003. « Lecture et réécriture: le jeu de la critique ». In Gabrielle Roy réécrite, sous la dir. de J. Everett, Ricard F, p. 141-156. Coll. « Gabrielle Roy réécrite ». Québec : Nota Bene.

Parmi les différentes pratiques et activités littéraires liées au phénomène de la réécriture, ainsi que les nouvelles façons d’aborder l’œuvre de Gabrielle Roy qui sont apparues au fil des ans, figurent l’activité de lecture et, par extension, celle de critique. Cette recherche constante de nouvelles façons d’aborder les textes et de rendre compte de leur spécificité, que Sophie Marcotte nomme le jeu de la critique, correspond à la réécriture.

« L’arbre » de Gabrielle Roy : une hirondelle d’hiver dans un chêne vert de Floride 

Jr., Thomas MCarr. 2003. « L’arbre » de Gabrielle Roy : une hirondelle d’hiver dans un chêne vert de Floride . L’Ouest. Directions, dimensions et destinations. Actes du vingtième colloque du Centre d'études franco-canadiennes de l’Ouest, octobre 2003. <http://digitalcommons.unl.edu/cgi/viewcontent.cgi?article=1016&context=modlangfrench>. Consulté le .

Lors de ses trois séjours en Floride entre 1957, 1968 et 1969, Gabrielle Roy compose « L’arbre », une nouvelle mettant en scène principalement deux personnages : le vieux Chêne et le Visiteur, un « composé de touristes [...] et de fidèles » en quête constante d’union avec d’autres êtres. Après avoir décrit la genèse de l’écriture de ce récit en évoquant notamment les visites de Roy en Floride, Thomas Carr décrit ce qu’il pense être le chêne vert dans la région de New Smyrna qui a servi d’inspiration à Roy pour sa nouvelle.

Le pathétique chez Gabrielle Roy

MacDonell, Alan. 2003. Le pathétique chez Gabrielle Roy. L’Ouest. Directions, dimensions et destinations. Actes du vingtième colloque du Centre d'études franco-canadiennes de l’Ouest, octobre 2003.

Pour Allan MacDonell, il existe dans l’œuvre de Gabrielle Roy une préférence marquée pour le style élevé ou sublime, ce sublime se caractérisant souvent par le pathétique. Composante du style royen, le pathétique en est aussi un élément mystificateur : lorsqu’il suscite les émotions du lecteur, il réussit par la même occasion à brouiller ses traces.

Images de l’Ouest dans « Où iras-tu Sam Lee Wong ? » de Gabrielle Roy 

Renaud, Catherine. 2003. Images de l’Ouest dans « Où iras-tu Sam Lee Wong ? » de Gabrielle Roy . L’Ouest. Directions, dimensions et destinations. Actes du vingtième colloque du Centre d’études franco-canadiennes de l’Ouest, tenu au Collège universitaire de Saint-Boniface du 15 au 18 octobre 2003.

L’image de l’Ouest exerce une fascination difficile à cerner dans l’œuvre de Gabrielle Roy. À travers l’Ouest, Roy semble décrire à la fois une mosaïque canadienne qui lui est unique, et créer un décor sur lequel se projette « le paysage de l’âme ». Dans « Où iras-tu Sam Lee Wong ? », la plaine est un objet de fascination et de répulsion pour la narratrice et l’Ouest prend de manière générale une dimension mythique proche de celle du jardin d’Eden.

How do you translate "regard"? Rewriting Gabrielle Roy

Cooke, Nathalie et Lorna Hutchison. 2003. « How do you translate "regard"? Rewriting Gabrielle Roy ». In Gabrielle Roy réécrite, sous la dir. de J. Everett, Ricard F, p. 107-140. Coll. « Gabrielle Roy réécrite ». Québec : Nota Bene.

Toute traduction implique nécessairement une part de réécriture, comme l’explique, entre autres, André Lefevere. Dans ce chapitre, Lorna Hutchison et Nathalie Cooke se basent sur les théories de Lefevere pour étudier le rôle actif de Gabrielle Roy dans le processus de réécriture qu’est la traduction. Elles s’intéressent à la façon dont Roy a contribué à la traduction de ses œuvres mais aussi à la construction de son image dans les médias.

Le devenir-anglais du texte et le rapport à l'écriture : Gabrielle Roy et Jacques Ferron

Everett, Jane. 2002. « Le devenir-anglais du texte et le rapport à l'écriture : Gabrielle Roy et Jacques Ferron ». In Jacques Ferron : le palimpseste infini, sous la dir. de Faivre-Duboz, Brigitte et Patrick Poirier, p. 277-294. Coll. « Jacques Ferron : le palimpseste infini ». Montréal : Lanctôt éditeur.

Des écrivains tels que Gabrielle Roy et Jacques Ferron se sont positionnés à l’égard de la traduction de leurs œuvres et ont laissé des traces de leurs positions et observations. Cette étude tente d’identifier les tensions entourant les enjeux, entre autres esthétiques, que ces deux auteurs attachent aux traductions de langue anglaise et aux positions des traducteurs. Roy et Ferron réagissent différemment en ce qui concerne le processus de traduction révélant de même coup deux rapports à l’écriture elle-même et au besoin d’écrire qui divergent.

L'Imaginaire du corps amoureux. Lectures de Gabrielle Roy

Andron, Marie-Pierre. 2002. L'Imaginaire du corps amoureux. Lectures de Gabrielle Roy. Paris : L'Harmattan, coll. "Critiques littéraires", 258 p.

Marie-Pierre Andron étudie la thématique du corps amoureux, et particulièrement du corps féminin, dans les romans suivants : Bonheur d’occasionLa Petite Poule d’Eau, Alexandre Chenevert, La Montagne secrète et La Rivière sans repos ainsi que dans les inédits «La première femme» (1948) et Baldur (roman inachevé, non daté). La thématique du corps amoureux est centrée particulièrement sur le corps maternel et la maternité, de même que sur la sexualité : ces aspects sont donc traités en profondeur par Andron.

La traduction comme réception : les écrivaines québécoises au Canada anglais

Limitée au champ de production textuelle de la littérature québécoise en traduction anglaise, cette étude portant sur la transmission sélective soumise à la légitimation de la critique littéraire et de la traduction s’attarde à la réception de la littérature québécoise au Canada anglais et aux États-Unis.

La littérature québécoise hors Québec. Le Québec et le far-ouest canadien

Wall, Anthony. 2002. « La littérature québécoise hors Québec. Le Québec et le far-ouest canadien ». Voix et images, vol. 28, no 1, p. 182-187. . Consulté le .

Anthony Wall propose un survol des réalisations accomplies ou en cours des cinq universités les plus éloignées de Montréal et de Québec dans les départements de français, de langues romanes et de langues modernes, ainsi que dans les départements d’études culturelles. Wall donne un aperçu des activités de recherches dans les domaines suivants : études littéraires, études de la culture au sens large et études des langues et de l’acquisition d’une langue seconde.

Correspondance, autobiographie et journal personnel chez Gabrielle Roy

Gabrielle Roy a entretenu une abondante correspondance de quelque cinq cents lettres, entre 1947 et 1979, avec son mari, le docteur Marcel Carbotte. Deux périodes se distinguent dans cette écriture épistolaire qui offre le portrait d'une romancière qui se raconte sans jamais quitter son œuvre et ses personnages fictifs. La première période, habitée de la conscience d’écrivain, est celle du dialogue et de l’échange entre les correspondants. La seconde, s’amorçant dans les années 1950, se rapproche davantage du journal et permet à Roy de garder un contact avec l’écriture.

Mon cher grand fou... Lettres à Marcel Carbotte 1947-1979

Marcotte, Sophie. 2001. Mon cher grand fou.. Lettres à Marcel Carbotte 1947-1979. Coll. « Cahiers Gabrielle Roy ». Montréal : Boréal, 825 p.

Les lettres de Gabrielle Roy à son mari, Marcel Carbotte, constituent la plus grande partie de sa volumineuse correspondance. Sophie Marcotte a rassemblé, édité et annoté les quatre cent quatre-vingt lettres écrites par Gabrielle Roy entre 1947 (l’année de la rencontre et du mariage entre la romancière et le médecin) et 1979 (le moment où Gabrielle Roy subit son premier accident cardiaque et où elle cesse de voyager). Les lettres de Marcel Carbotte ne font pas partie du recueil.

Contacts avec les autres : un aperçu autobiographique de deux soeurs, Gabrielle Roy et Marie-Anna Roy

Urbas, Janet. 2001. Contacts avec les autres : un aperçu autobiographique de deux soeurs, Gabrielle Roy et Marie-Anna Roy. Dix-neuvième colloque du Centre d’études franco-canadiennes de l’Ouest : Francophonie et langue dans un monde divers en évolution.

Gabrielle Roy's Correspondence : An Epistolary Autobiography?

Marcotte, Sophie. 2000. « Gabrielle Roy's Correspondence : An Epistolary Autobiography? ». West Virginia Philological Papers, vol. 46, no, p. 56-63.

Les lecteurs assidus de la correspondance et de l’autobiographie de Gabrielle Roy peuvent constater que ces deux types d’écriture sont chez elle intimement liés. Partant de cette constatation, Sophie Marcotte entame une réflexion sur la relation entre les genres autobiographique et épistolaire et, plus précisément, sur la possibilité de considérer la correspondance de Roy avec son époux, le docteur Marcel Carbotte, comme une forme d’« autobiographie épistolaire ».

L'édition des inédits : du manuscrit au texte virtuel

Marcotte, Sophie. 2000. « L'édition des inédits : du manuscrit au texte virtuel ». In Gabrielle Roy inédite, suivi de La maison rose près du bac nouvelle inédite de Gabrielle Roy, sous la dir. de et EVERETT, François RICARD Jane, p. 145-159. Coll. « Gabrielle Roy inédite, suivi de La maison rose près du bac nouvelle inédite de Gabrielle Roy ». Québec : Nota bene.

Les textes inachevés de Gabrielle Roy, figurant dans le corpus des inédits, se caractérisent par leur non-linéarité, leur absence de point d’ancrage, leur aspect fragmentaire ou ouvert et la relation qu’ils entretiennent avec les autres textes de l’écrivaine et ceux d’autres auteurs. Ils répondent ainsi à la définition d’hypertextualité et semblent, selon Sophie Marcotte, réfractaires à une publication traditionnelle qui ne rendrait pas justice à ces textes et à leur éclatement.

La critique devant les inédits

Brochu, André, Gilles Marcotte, Ginette Michaud et Lori Saint-Martin. 2000. « La critique devant les inédits ». In Gabrielle Roy inédite, suivi de « La maison rose près du bac », nouvelle inédite de Gabrielle Roy, sous la dir. de Ricard, François et Jane Everett, p. 163-187. Coll. « Gabrielle Roy inédite, suivi de « La maison rose près du bac », nouvelle inédite de Gabrielle Roy ». Québec : Nota Bene.

André Brochu, Gilles Marcotte, Ginette Michaud et Lori Saint-Martin répondent à la question du profit espéré devant les inédits de Gabrielle Roy. André Brochu souligne le culte que vouait Gabrielle Roy au travail fini et l’intérêt de ses nombreuses correspondances. Ne valorisant pas le fragmentaire, il croit trouver dans les inédits d’abord et avant tout des ébauches qu’il suppose que l’écrivaine aurait considérées comme impropres à la publication.

« Contamination » linguistique et textuelle. Rencontre de l'autre et renouvellement du créateur

Dansereau, Estelle. 2000. « « Contamination » linguistique et textuelle. Rencontre de l'autre et renouvellement du créateur ». Francophonies d’Amérique : Altérité et métissage, no 10, p. 149-158.

Antonine Maillet et Gabrielle Roy, toutes deux originaires de communautés francophones minoritaires éloignées du Québec, ont poursuivi leurs activités littéraires au Québec tout en continuant de tirer leur inspiration de leur région natale, l’Acadie et le Manitoba. Ces écrivaines construisent, dans les situations interlocutives de leurs œuvres, un mode de réception qui signale le rapport qu’elles entretiennent avec leur héritage et avec leurs lecteurs.

Gabrielle Roy épistolière. La correspondance avec Marcel Carbotte

Tout au long de sa vie, Gabrielle Roy a maintenu une correspondance régulière avec ses amis, proches, collègues et lecteurs. Plus de 2000 lettres ont été préservées à ce jour. Les 482 lettres qu’elle a échangées avec son mari, le docteur Marcel Carbotte, entre 1947 et 1979, forment la section la plus large de cette correspondance. Une édition critique de ces lettres inédites est présentée dans la deuxième partie de cette thèse.

L'écriture immergée de Gabrielle Roy

Everett, Jane et François Ricard. 2000. « L'écriture immergée de Gabrielle Roy ». In Gabrielle Roy inédite, suivi de La maison rose près du bac, nouvelle inédite de Gabrielle Roy, sous la dir. de Jane Everett, François Ricard, p. 7-21. Coll. « Gabrielle Roy inédite, suivi de La maison rose près du bac, nouvelle inédite de Gabrielle Roy ». Québec : Nota Bene.

La partie dite «immergée» de la production de Gabrielle Roy, puisque demeurée inédite mais tout de même classée et plus tard confiée à la Biblitothèque nationale du Canada, jette un regard éclairant sur son oeuvre dite canonique.

Les métaphores de l'écrivain et de l'écriture chez Gabrielle Roy

Julie Janine Marie Legal cherche dans ce mémoire à revisiter le rôle de l’écriture et de l’écrivain dans l’œuvre de Gabrielle Roy, c’est-à-dire à aller plus loin que la traditionnelle vision des chercheurs qui montrent que la conception de l’art et de l’artiste de l’écrivain se limite à la division de Gabrielle Roy entre son besoin de solidarité et son besoin de solitude. Sans nier le fait que l’artiste souffre de cette aliénation, Legal rappelle qu’il est inconcevable qu’un artiste puisse être solidaire des hommes autrement que par le biais de l’art.

Gabrielle Roy inédite. Suivi de « La maison rose près du bac », nouvelle inédite de Gabrielle Roy

Le Groupe de recherche sur Gabrielle Roy, mis sur pied à l’Université McGill, a entrepris le projet d’étudier la totalité des écrits inédits, « quasi-inédits », correspondance et autres manuscrits qu'a laissés la romancière. Cet ouvrage rassemble une série d’études menées par André Brochu, Jane Everett, Martine Fisher, Dominique Fortier, Sébastien Hamel, Gilles Marcotte, Sophie Marcotte, Ginette Michaud, Sophie Montreuil, Annie Pronovost, François Ricard, Christine Robinson, Yannick Roy et Lori Saint-Martin.

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