TitreAlexandre Chenevert and The Book of Job
Type de publicationArticle de revue
Année de publication1990
Auteur·e·sDrummond, D
RevueEssays in French Literature
Numéro27
Pages46-63
Texte complet

Relire Alexandre Chenevert à la lumière du Livre de Job permet de mieux comprendre la signification du roman. À plusieurs reprises, l’auteure reprend presque textuellement les mots qui dépeignent la souffrance du personnage biblique. Comme Job, Alexandre a tout perdu et souffre d’une solitude immense; il souhaite mourir tout en déplorant la rapidité avec laquelle fuit le temps; il recherche la sagesse, seule capable de donner un sens à l’existence; après avoir pris Dieu à partie, il vit une rencontre avec le divin qui le transforme. Ni le Livre de Job ni le roman de Gabrielle Roy n’éclairent l’énigme de la souffrance humaine; toutefois, le parallèle avec le texte biblique révèle que, bien que la vie ne soit pas absurde, il faut accepter l’impossibilité d’en saisir le sens au moyen de la raison, car la dignité humaine naît du rapport avec Dieu. [source: Saint-Martin, L. (1998). Lectures contemporaines de Gabrielle Roy: bibliographie analytique de la critique (1978-1997), Montréal, Boréal.]