TitreDu récit d’apprentissage au discours des adieux dans La Détresse et l’Enchantement
Type de publicationArticle de revue
Année de publication1992
Auteur·e·sOuellet, L
RevueDalhousie French Studies
Numéro23
Pages69-77
Texte complet

À un premier niveau, l’autobiographie de Gabrielle Roy correspond à la typologie du roman d’apprentissage (Susan Suleiman). Après la première partie, où domine l’influence maternelle, la seconde partie du livre décrit l’expérience initiatique classique: découverte de soi au moyen du voyage, naissance de la vocation. À un niveau plus profond, les nombreuses analepses évoquant l’histoire familiale éloignent l’œuvre de la quête linéaire du roman d’apprentissage. Les marques de l’énonciation (va-et-vient temporel, modalisateurs, jeux des pronoms, interrogations nombreuses) témoignent de la présence d’une narratrice âgée qui se retrouve en revivant les étapes de sa venue à l’écriture et révèlent un désir de communion avec le narrataire. Enfin, la quête de l’écrivain constitue un motif qui relie entre elles l’autobiographie, les fictions autobiographiques et les œuvres «impersonnelles» comme Alexandre Chenevert ou La Montagne secrète. [source: Saint-Martin, L. (1998). Lectures contemporaines de Gabrielle Roy: bibliographie analytique de la critique (1978-1997), Montréal, Boréal.]