"Enrichir la gelée" : Proustian Intertext in the Writings of Gabrielle Roy
| Titre | "Enrichir la gelée" : Proustian Intertext in the Writings of Gabrielle Roy |
| Type de publication | Article de revue |
| Année de publication | 1992 |
| Auteur·e·s | Bell, M |
| Revue | Quebec Studies |
| Numéro | 13 |
| Pages | 27-36 |
| Texte complet | À l’instar de Proust, Gabrielle Roy montre un grand intérêt pour la mémoire involontaire. Dans Cet été qui chantait, elle cherche, comme lui, à comprendre pourquoi certains souvenirs remontent en elle, et tente de reproduire l’extase à laquelle donne naissance l’expérience de la beauté. En revanche, Roy s’intéresse moins au «temps perdu» qu’à la réalité immédiate; l’art sert non pas à préserver le passé, mais à adoucir le présent. Ainsi, tout comme Proust évoque «tant de morceaux de viande ajoutés et choisis [qui] enrichissent la gelée», Roy convoque l’esthétique proustienne, l’engagement existentialiste, la métaphysique thomiste et la phénoménologie québécoise de la nature et produit une synthèse toute personnelle. [source: Saint-Martin, L. (1998). Lectures contemporaines de Gabrielle Roy: bibliographie analytique de la critique (1978-1997), Montréal, Boréal.] |