Identité d’occasion dans Bonheur d’occasion
Titre | Identité d’occasion dans Bonheur d’occasion |
Type de publication | Chapitre de livre |
Année de publication | 1986 |
Auteur·e·s | Drummond, D |
Éditeur | Cloutier-Wojciechowska, C, Robidoux, R |
Titre du livre | Solitude rompue. Textes réunis en hommage à David M. Hayne |
Ville | Ottawa |
Éditeur | Presses de l’Université d’Ottawa |
Pages | 85-102 |
Texte complet | Comme le révèle une étude du couple Jean-Florentine, Bonheur d’occasion obéit à la philosophie existentialiste. Les amoureux souffrent tous deux d’une «identité d’occasion» et dépendent de l’approbation d’autrui pour se sentir exister. Florentine joue le rôle de la serveuse ou de la femme fatale pour rehausser sa valeur marchande. Jusqu’à un certain point, elle se transforme par la suite et échappe au regard aliénant de Jean pour se constituer en sujet authentique. Orphelin privé de tendresse, Jean songe sans cesse à l’impression qu’il fait et souffre d’un profond conflit entre l’être et le paraître, qui aboutit à une «névrose existentielle» (p. 94). Sa dureté n’est que le revers d’une vulnérabilité extrême, car il a besoin de rabaisser autrui pour se sentir important; son autonomie apparente masque une peur de se connaître et d’être connu. Il n’est donc pas libre comme il le croit, car il est «incapable de toute forme d’engagement» (p. 100). [source: Saint-Martin, L. (1998). Lectures contemporaines de Gabrielle Roy: bibliographie analytique de la critique (1978-1997), Montréal, Boréal.] |