La métaphore narrative: « L’alouette » de Gabrielle Roy
Titre | La métaphore narrative: « L’alouette » de Gabrielle Roy |
Type de publication | Conference Proceedings |
Year of Conference | 1995 |
Auteur·e·s | MacDonell, A |
Conference Name | Colloque international «Gabrielle Roy» |
Pagination | 487-495 |
Conference Start Date | 27/09/1995 |
Éditeur | Winnipeg, Presses universitaires de Saint-Boniface, 1996 |
Conference Location | Collège universitaire de Saint-Boniface |
Éditeur | Fauchon, A |
Texte complet | Gabrielle Roy utilise souvent des métaphores réitérées, en les modifiant progressivement pour en tirer de multiples effets de sens. Dans la nouvelle «L’alouette», l’image initiale, celle de l’oiseau lié au chant et à la liberté, s’altère quelque peu lorsqu’il devient apparent que la narratrice redoute la découverte du talent de Nil; bientôt, apparaît dans le texte une métaphore opposée, celle de la prison. La confrontation de ces deux métaphores nous incite à lire le texte «non comme le récit d’un garçon qui chante à merveille, mais comme une dialectique entre la liberté et le destin» (p. 489), et laisse entendre que la narratrice exploite le don de Nil à ses propres fins. Le bonheur final, le double chant de Nil et de sa mère, «ne peut survivre que dans le domaine du virtuel, qui est précisément le domaine de la métaphore royenne» (p. 495). [source: Saint-Martin, L. (1998). Lectures contemporaines de Gabrielle Roy: bibliographie analytique de la critique (1978-1997), Montréal, Boréal.] |